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| La comparaison quantités
de produits utilisées et des flux mesurés à l'exutoire
des bassins versants donnent accès aux coefficients de transfert.
Ils sont en général inférieurs à 5%, mise à part la simazine pour laquelle des coefficients de 7% environ ont été trouvés. En moyenne, les coefficients de transfert des produits urbains (en rouge) sont 2 à 3 fois plus élevés que ceux des produits utilisés en agriculture (en vert). Ces chiffres devraient être rapprochés à la fois de la plus forte imperméabilisation en milieu urbain et des plus fortes doses à l'hectare sur les surfaces traitées |
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| Dans les bassins versants du Morbras et du Réveillon,
on estime les apports totaux de produits phytosanitaires à environ
16 tonnes. Les apports non agricoles représentent la moitié
de ces apports sur une année. Les matières actives utilisées
par les agriculteurs sont différentes de celles utilisées
par les utilisateurs non agricoles (excepté pour le mécoprop),
ainsi on peut facilement retrouver l’origine d’un produit lorsqu’il est
détecté. Les produits utilisés par les particuliers
sont souvent les mêmes que ceux des collectivités, à
l’exception du chlorate de soude et du sulfate de Fer spécifiquement
utilisés par les particuliers, et en grandes quantités (17
tonnes par an estimées sur la zone d’étude).
La contamination des eaux du Morbras et du Réveillon peut relativement bien être corrélée avec les résultats obtenus lors de l’enquête. Le Morbras, dont le bassin est plus urbain que celui du Réveillon présente des pollutions importantes en diuron avant même son entrée dans le Val de Marne. Les concentrations en diuron atteignent 19,7 µg.l-1 pour un prélèvement instantané, montrant l’impact des zones urbaines parfois plus fort que celui des zones agricoles. Le Réveillon subit également une pollution d’origine urbaine mais principalement sur ses derniers kilomètres. Les estimations des coefficients de transferts obtenus pour les matières actives analysées confirment que les produits urbains sont plus facilement exportés vers les eaux de surface. Finalement, ces résultats suggèrent une réflexion sur l’usage « diffus » des pesticides par les particuliers. Si les produits utilisés et les méthodes employées sont de mieux en mieux connus pour les agriculteurs et les utilisateurs non agricoles (excepté par les particuliers), il semble que l’usage par les particuliers soit souvent négligé car difficile à évaluer. |