L’année 2009 a été marquée par la première évaluation reconnue nationalement de l’ensemble des laboratoires de l’École. En effet, les unités de recherche ont été évaluées par l’Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES). Cette entité indépendante a rendu visite aux unités, a évalué leurs bilans (sur les quatre années passées) et leurs projets scientifiques pour la période 2010-2013. La rédaction de ces projets est l’occasion pour chaque laboratoire, chaque équipe de recherche, chaque chercheur, de prendre un peu de temps et de recul pour réfléchir à ce qu’il fera à moyen terme.
C’est le moment pour imaginer des réorientations scientifiques et des réorganisations de laboratoire. En 2009, le LEESU est né de la fusion des « anciens » CEREVE et LGUEH. Début 2010, le Certis viendra renforcer les rangs du LIGM (Laboratoire d’Informatique Gaspard Monge, UMR CNRS de UPE-Marne-la-Vallée, ESIEE) qui passera sous cotutelle « Ponts ». Au même moment l’ensemble du laboratoire Navier deviendra une UMR CNRS, LCPC et Ponts.
Ces changements sont importants, ils révèlent des orientations scientifiques et la naissance d’entités plus fortes et plus visibles. Mais n’oublions pas que les laboratoires se soumettent à une évaluation, détaillée suivant plusieurs critères précis et résumés dans une notation globale : nos dix laboratoires ont collectivement obtenu d’excellentes notes (5 notes maximales A+, 4 notes A, 1 note B) qui renforcent la visibilité de notre recherche, donc de l’École elle-même. Mentionnons également que l’École des Ponts ParisTech est rentré en 2009 dans le Laboratoire de Météorologie Dynamique (UMR CNRS, ENS Ulm, École Polytechnique, Université Pierre et Marie Curie) en y affectant un chercheur permanent, directeur du laboratoire.
L’année 2008 a été riche en mouvements individuels de chercheurs, déménagements (l’unité Paris-Jourdan Sciences Économiques est maintenant regroupée sur le site du boulevard Jourdan, une partie du Latts a déménagé sur le campus de la Cité Descartes) et changements de géométries des laboratoires. D’une part, le Lgueh ont fusionné dans un nouveau « Laboratoire Eau Environnement et Systèemes Urbains » (LEESU, unité commune École des Ponts, AgroParisTech, Université paris-Est marne-la-Vallée, Université Paris 12), rassemblant des équipes travaillant majoritairement sur le milieu urbain et son environnement permettant une approche intégrée et élargie de l’analyse des territoires urbains et périurbains. D’autre part, le laboratoire d’Hydraulique Saint Venant (commun avec EDF R&D et le Cetmef) a été créé sur des thématiques liées à la mécanique des fluides appliquée à l’environnement et aux aménagements, création accompagnée de la signature d’un contrat cadre et d’une chaire industrielle avec EDF R&D.
Parmi les faits marquants de l’année, le partenariat du Cerea avec l’Académie Chinoise des Sciences sur la simulation numérique de la qualité de l’air à Pékin pendant les Jeux Olympiques, la participation du Cired au World Energy Outlook de l’Agence Internationale de l’Energie et à la création d’une chaire de « modélisation prospective » (avec Mines ParisTech et École des Ponts ParisTech), l’organisation par le Latts du colloque international « Betancourt, les ‘Ponts et Chaussées’ et l’Europe, XVIIIe-XIXe siècles », la création d’une équipe transversale « Imagerie et matériaux » au sein de l’Unité de Recherche Navier, sont autant de signes d’une activité scientifique riche et en mouvement.
Enfin, les laboratoires (sauf le LEESU, évalué l’année dernière) ont très activement préparé leur évaluation par l’Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur.
En termes de production scientifique, il peut être également noté 6 habilitations à diriger des recherches et 45 thèses soutenues dans les écoles doctorales associant l’École des Ponts ParisTech ainsi que 300 articles dans des revues à comité de lecture référencées dans le Web of Science (environ 500 articles dans le WoS ou de rang A, et chapitres d’ouvrages).
Toute cette activité constitue un socle d’une qualité indéniable pour le développement de l’École, tant pour la formation des ingénieurs et docteurs que pour le soutien qu’elle apporte à son secteur professionnel et permet d’envisager sereinement son rôle dans les partenariats structurants que sont Université Paris-Est, ParisTech, l’Ecole d’Economie de Paris et le Réseau Scientifique et Technique de notre ministère de tutelle.
L’année 2007 a vu l’attribution du prix Nobel de la paix au Groupe Intergouvernemental d’Etudes des Changements du Climat auquel ont participé des chercheurs de l’école au CIRED. Dans le domaine de l’environnement, c’est également le démarrage du réseau de recherche pour le développement soutenable financé par la région Ile de France. Ce fut enfin l’occasion de présenter les travaux du GDR Momas à la commission du parlement chargée de suivre la loi sur les déchets nucléaires. Par ailleurs cette année a également vu la création d’une chaire, dans le domaine des risques financiers, avec le support de la Société Générale.
En 2007, sur le plan de la recherche partenariale, l’École des Ponts ParisTech a eu des relations importantes avec notamment EDF, la SNCF LAFARGE, La RATP, EADS, Schlumberger ainsi qu’avec l’Andra, le CETU, l’agence de l’eau Seine-Normandie et la région Île-de-France.
En termes de production scientifique, il peut être également noté 6 habilitations à diriger des recherches et 48 thèses soutenues dans les écoles doctorales associant l’École des Ponts ParisTech ainsi que 220 articles dans des revues à comité de lecture référencées dans le Web of Science.
Toute cette activité constitue un socle d’une qualité indéniable pour le développement de l’École, tant pour la formation des ingénieurs et docteurs que pour le soutien qu’elle apporte à son secteur professionnel et permet d’envisager sereinement son rôle dans les partenariats structurants que sont Université Paris-Est, ParisTech, l’école d’économie de paris et le réseau scientifique et technique de notre ministère de tutelle.