Les ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts participent à la conception, à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques publiques notamment dans les domaines du climat, de l’énergie, de l’aménagement et du développement durable des territoires, du logement et de la ville, des transports, de la mise en valeur agricole et forestière, de la gestion et de la préservation des espaces et des ressources naturelles terrestres et maritimes ainsi que de l’alimentation et de l’agro-industrie.
Ils ont vocation à exercer des fonctions de direction, d'encadrement, de contrôle, d'inspection, d’étude, d’expertise, d'évaluation des politiques publiques, d'enseignement et de recherche, y compris dans les organismes internationaux. Toutes autres missions de nature scientifique, technique, administrative, économique ou sociale peuvent leur être confiées par tout ministre.
Le cycle de formation du Corps des Ponts, des Eaux et des Forêts vise ainsi à préparer les ingénieurs-élèves, futurs hauts fonctionnaires disposant d’une solide formation scientifique et technique, à un début de carrière au sein de la sphère publique (Etat, autorités administratives indépendantes, collectivités territoriales, établissements publics, entreprises publiques) :
La formation vise également à permettre aux ingénieurs d’asseoir leur capacité d’élargissement de déroulement de carrière :
Elle vise aussi à les faire évoluer dans leurs postures professionnelles :
Si le corps présente un caractère interministériel marqué, les ministères chargés du développement durable et de l’agriculture, compte tenu de leurs champs d’intervention, offrent à ses membres une très large palette de métiers (transport, aménagement, environnement, énergie, alimentation, agriculture) et de fonctions (manager-chef de projet, spécialiste, chercheurs) dans les différentes structures composant ces ministères (échelon central, échelon régional, services spécialisés, établissements publics).
De nombreux ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts travaillent au sein d’autres ministères par exemple sur des fonctions liées à la construction d’équipement publics (Justice, Enseignement Supérieur-Recherche, Culture, Affaires étrangères, Intérieur, Défense, Santé), ou sur des fonctions à caractère économique plus marqué (Économie-Finances-Industrie), ou encore sur des fonctions liées à la conduite du changement, à la modernisation de l’action publique, à la dimension financière et budgétaire (Comptes publics-Budget-Fonction Publique).
Le recrutement s’effectue sur classement à la sortie de l’École polytechnique, ou sur concours spécifiques ouverts aux élèves :
Des concours dédiés (concours interne, concours externe sur titres et travaux, liste d’aptitude) permettent aussi à des ingénieurs ayant déjà une expérience au sein de l'administration ou à des docteurs d'intégrer le corps des ponts, des eaux et des forêts.
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Origine du recrutement |
Année 1 |
Année 2 |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
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Ecole polytechnique |
28 |
28 |
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Ecoles normales supérieures |
3 |
2 |
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AgroParisTech |
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9 |
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Autres grandes écoles scientifiques |
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4 |
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Concours interne |
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13 |
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Total |
31 |
56 |
Pour les ingénieurs-élèves issus de l’École polytechnique ou des Écoles normales supérieures, le cycle de formation s’accomplit sur 2 années.
L’Année 1 conduit au diplôme d’ingénieur d’une des deux écoles, AgroParisTech [renvoi sur le site de l’Agro] ou École des Ponts ParisTech. Elle permet de maîtriser les problématiques scientifiques et techniques propres à un ou plusieurs des grands domaines d’action du corps des IPEF : le climat, la demande énergétique, l’aménagement et le développement durable des territoires, le logement et la ville, les transports, la mise en valeur agricole et forestière, la gestion et la préservation des espaces et ressources naturelles terrestres et maritimes, l’alimentation et l’agro-industrie.Les formations dans chacune des deux écoles sont dispensées au format « formation complémentaire intégrée » dans le cadre des conventions en vigueur entre les deux écoles et l’École polytechnique.
Le cas échéant, en particulier si l’ingénieur-élève souhaite poursuivre sa formation au niveau doctorat, il est possible de suivre en parallèle les enseignements d’une spécialité de master (M2), de préférence cohabilitée par l’une des deux écoles ; certains modules de la formation d’ingénieur pouvant alors être validés pour le master, et réciproquement.
L’Année 2 vise à préparer l'ingénieur-élève à son premier poste au sein de l’administration publique. Les ingénieurs-élèves suivent ainsi les enseignements du mastère spécialisé « politiques publiques et actions publiques pour le développement durable » [renvoi vers le mastère] accrédité par la Conférence des grandes écoles.
Par rapport à ce schéma de base, des adaptations sont possibles en fonction des projets professionnels. Les ingénieurs-élèves issus des autres origines de recrutement suivent une seule année de formation correspondant à l’Année 2 décrite ci-dessus. Il en est de même pour les lauréats du concours interne.
A l’issue de l’Année 2, éventuellement avant, les ingénieurs ont la possibilité de s’engager en thèse.