La
Révolution française menace sérieusement l'existence
de l'Ecole. Après de multiples débats à l'Assemblée
constituante, son maintien est finalement voté en 1790.
A la mort de Perronet en 1794, l'Ecole est complètement désorganisée
: nombre de ses bons élèves sont partis aux armées
et le système d'enseignement mutuel est donc compromis. Lamblardie,
successeur de Perronet, propose alors la création d'une école
préparatoire. Une loi du 28 septembre 1794 consacre l'organisation
d'une nouvelle Ecole centrale des travaux publics qui devient bientôt
Ecole Polytechnique. L'Ecole qui devait en être le noyau et disparaître
est finalement maintenue comme école d'application.
Les premiers élèves
externes (civils, c'est-à-dire non Polytechniciens) sont admis
à l'Ecole à partir de 1851. Jusqu'au début des années
1880, les étrangers, admis jusque là uniquement comme auditeurs
libres, sont majoritaires, puis peu à peu, le nombre d'élèves
civils français augmente.
La première
femme élève civile entre à l'Ecole en 1959 ; les
premières femmes du corps, en 1975.
Initialement
située rue Sainte-Avoye, dans le Marais à Paris, l'Ecole
a déménagé une dizaine de fois en un siècle.
En 1845, enfin, elle s'installe dans l'hôtel de Fleury, rue des
Saints-Pères, Paris VIIe, où elle reste jusqu'en 1997 date
à laquelle la plupart de ses services déménagent
à Marne la Vallée.
En 2008, l'Ecole
quitte définitivement la rue des Saints-Pères (l'hôtel
de Fleury est vendu) et rassemble tous ses services à Marne-la-Vallée.
Seules les associations et filiales restent à Paris
et s'installent dans la Maison des ponts, rue de la Fontaine au Roi, dans
le XIe, et rue de Varenne, dans le VIIe arrondissement.
|