Commencement...
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| L'histoire des phares aurait commencé avec la construction du phare d'Alexandrie par Sostrade de Cnide, sous le règne des Ptolémée, environ 300 ans avant Jésus-Christ. Cette référence, presque mythologique, nous aide-t-elle à comprendre l'histoire des phares ? Certes, la Méditerranée est leur berceau. Les conquêtes de Rome intensifièrent les échanges entre les ports de la Mare Nostrum. Les premières tours à feux furent donc allumées sur cette mer. | ![]() |
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Mais l'histoire des phares de France n'a qu'un lointain rapport avec ses feux antiques. La construction d'un phare doit toujours être interprétée dans son contexte historique, par exemple les croisades, pour lesquelles on érige la tour de Constance, à Aigues Mortes (1246). Il conviendrait de relier l'origine historique des phares de France à la lente émergence d'un état moderne, la France, dont les régimes successifs ont aménagé les côtes, depuis le feu de Cordouan, construit à l'initiative d'Henri III à la fin du XVIème siècle. |
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C'est pourquoi la construction de tours sur les côtes de France est intimement liée à l'avènement d'un état fort et centralisé. Les temps modernes apportèrent de nouvelles formes de gouvernement, mais également de nouvelles pratiques scientifiques (les Académies, l'expérience) qui furent à l'origine de considérables progrès dans l'art de la navigation. La politique de signalisation des côtes de France est née du concubinage entre la science, la technique et l'état sous la Révolution puis l'Empire. |
| On a tort de chercher dans le bâti l'origine des phares modernes, alors que la construction d'un réseau de phares cristallise un ensemble de savoirs et de pratiques lié à l'observation des astres et à la mesure de la Terre. |
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Les
phares construits au début du XIXe siècle entretiennent
des liens étroits avec une carte hydrographique, un annuaire des
marées, un chronomètre de marine.
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