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| Sans Trudaine, dit "le grand Trudaine", pas d'Ecole des ponts... | |
| Du "Bureau des dessinateurs" à l'école | |||
| C'est à cet intendant des finances,
chargé du Département du Domaine puis des Fermes générales,
que l'on doit en effet la création en 1744 du "Bureau des dessinateurs" dont
la mission était de lever et conserver les plans des grandes routes
du royaume. En 1747, un arrêt du conseil du Roi transformera ce "bureau" en école et confiera à Jean Rodolphe Perronet la mise en place d'une formation spécifique des géomètres et dessinateurs de plans et cartes pour leur permettre de remplir avec capacité les différents emplois des ponts et chaussées. Cette formation s'appliquera bientôt à celle des ingénieurs eux-mêmes. En 1750, Trudaine crée le corps des ingénieurs des ponts et chaussées. En 1775, l'école prendra son nom définitif. |
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| Initiateur de grands travaux | |||
| Grand administrateur, Trudaine donne également l'impulsion à nombre de grands travaux : les ponts d'Orléans, de Moulins, Tours, Joigny... quelque 10 000 km de routes empierrées. | |||
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Lettré et scientifique | |||
| Cet homme éclairé, juriste de
formation, s'intéresse aussi bien aux lettres qu'aux sciences :
c'est ainsi qu'il tente diverses expériences agricoles dans le parc
de son château, acclimate des plantes exotiques (il plante même
un cèdre du Liban ramené d'Angleterre par Jussieu). Esprit ouvert, il se passionne pour les travaux de Daubenton sur le croisement des moutons et fonde les écoles vétérinaires de Lyon et Alfort. Il s'attache à alléger les charges qui pèsent sur les paysans de l'époque et d'améliorer les conditions de vie de ses concitoyens. Parfait homme du siècle des Lumières, il sait prendre la mesure de l'évolution des sciences de son époque et leur donner l'impulsion voulue. |
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| Tous droits réservés / Mis à jour en août 2006 |