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Les visites : La Brasserie Fischer | La Sucrerie Erstein | Alstom | La CCI | Le Port Autonome | PSA Mulhouse

Sucrerie Erstein

1. Description de la visite et du secteur industriel exploré

Présentation du secteur du sucre


MONDE

Pour produire le sucre, il y a dans le monde 20 millions d'hectares cultivés dans 113 pays et environ 2450 sucreries (820 sucreries de betterave et 1630 sucreries de canne)


FRANCE

L'industrie sucrière française est l'une des plus productives du monde. Dans le marché international du sucre, la France est le 8ème producteur mondial (1er producteur mondial de sucre de betterave) et exporte environ 50 % de sa production de sucre blanc (2,3 millions de tonnes de sucre blanc - 5ème exportateur mondial).


ERSTEIN

Nous avons visité l'entreprise ERSTEIN située en Alsace. Dans cette région et les secteurs limitrophes de Lorraine, 590 planteurs sont responsables pour la production de 530 000 tonnes de betteraves par an. A partir de cette matière première, ERSTEIN produit environ 100 000 tonnes de sucre raffiné.

Présentation de l'entreprise

Les Sucreries et Raffineries d'Erstein font partie du paysage agricole et économique alsacien situé au centre du grand marché européen. Pour présenter l'entreprise en quelques chiffres, elle possède 225 personnes d'effectif permanent et environ 90 millions de chiffre d'affaires.
L'alsace a été l'une des premières régions françaises à pratiquer la culture de la betterave et alors la production du sucre et ses industries sont devenus une source de développement pour la région. Ce n'est que le 27 décembre 1893 que les industriels alsaciens, dont Hugues Zorn de Boulach, fils du Chambellan de Napoléon III, relevèrent le défi en créant la "Sucrerie Alsacienne d'Erstein". En 1920, des personnalités alsaciennes et belges créèrent la S.A. des Sucreries et Raffineries d'Erstein, raison sociale qui est encore la sienne aujourd'hui. Les planteurs de betteraves usent de leur droit de préemption et reprennent la majorité du capital en 1983. Ce choix important permet de préserver les débouchés agricoles de la région et signe le renouveau du groupe Erstein grâce à une nouvelle politique d'investissements fondée sur l'indépendance.

Visite guidée de l'entreprise

Processus de fabrication


Récolte et préparation mécanique de la betterave

Pour garantir la qualité du produit, l'entreprise rejette totalement les betteraves génétiquement modifiées et suit des mesures de contrôle de la qualité.
La récolte s'échelonne entre la mi-septembre et la fin novembre, c'est à dire avant la période des grands froids. Pour cela, il y a la préoccupation - avec la modernisation du matériel d'arrachage - d'éliminer un maximum de terre (systématisation qui permet laisser 70.000 tonnes de terre dans les champs) et améliorer les rendements de productivité (représente plus d'un kilo de sucre par m² de betteraves).
La reprise des betteraves stockées et leur transport vers l'usine se fait par "voie hydraulique". Les betteraves transitent par des installations de désherbage et d'épierrage puis par le lavoir où elles sont débarrassées de la terre.
Ensuite, les betteraves lavées sont acheminées aux appareils (coupe-racines) qui assurent le découpage des cossettes.


Extraction du sucre des cossettes

Les cossettes sortant des coupe-racines sont acheminées dans un grand tambour de diffusion où se fait l'extraction par lessivage et par osmose du sucre contenu dans les cossettes. Le courant d'eau qui traverse le tambour se charge de tout le sucre des cossettes.Ces cossettes épuisées, appelées pulpes, sont pressées pour les débarrasser du maximum d'eau et permettre leur ensilage. Les planteurs les reprennent pour servir de fourrages, en particulier aux bovins.


Epuration par la chaux (chaulage) et le gaz carbonique (carbonatation)

Pour éliminer les impuretés, il faut soumettre le jus sortant de la "Diffusion" à une purification. Dans un "four à chaux", il est obtenu la chaux qui sera l'agent d'épuration employé. Elle est mélangé au jus de diffusion et amorce la séparation des impuretés, mais ne permet pas leur décantation.
Le "jus chaulé" doit encore être soumis, dans des appareils à carbonater, à l'action du gaz carbonique récupéré par aspiration au sommet du "four à chaux" pour entraîner les impuretés les plus fines. Les impuretés et la chaux sont éliminées par filtration.


Evaporation

L'évaporation est réalisée pour concentrer le sucre avant de le passer à la cristallisation. Le jus épuré qui arrive ne contient que 15% de sucre et à la sortie de la station d'évaporation, le "jus dense" ou "sirop" contient environ 65% de saccharose.


Cristallisation et Essorage

La cristallisation s'effectue dans des appareils à cuire sous vide partiel avec le souci d'économie d'énergie et pour éviter la caramélisation. La cuisson se poursuit jusqu'à l'obtention de la masse cuite composée des cristaux de sucre entourés de leur eau mère. La "masse cuite" est "essorée". Après la séparation pour force centrifuge, les cristaux de sucre restent dans le tamis, tandis que les eaux mères (restes d'eau sucrée) s'en échappent. Les cristaux, parfaitement purs et blancs, sont dirigés vers le séchage.
Les "eaux mères" ou égouts composés d'eau, de sucre et de quelques impuretés, contiennent encore beaucoup de sucre. Elles sont soumises à une nouvelle cuisson, avec formation de cristaux, et à un nouvel essorage : c'est le 2e jet.


Raffinage et Conditionnement

Pour garantir la qualité de son produit, l'entreprise utilise la raffinerie, en produisant exclusivement du sucre parfaitement pur. Les ateliers de conditionnement, de stockage et d'expédition emploient 50% des effectifs à la préparation (tamisage, broyage, moulage...) des sucres destinés à la consommation familiale et industrielle.

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