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Généralité | Le facteur humain | Le management dans l'entreprise | Interviews |
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Jacques Vannier - EADS
Les services, une offre supplémentaire pour EADSAppartenant à la division Defense and civil Systems d'EADS, la busines unit Services est de création récente, car mise en place au début de l'année. Regroupant des activités de services informatiques, mais aussi de services professionnels vers les industries de la défense, de l'aéronautique et du spatial, cet ensemble compte largement se développer comme le confirme Jacques Vannier qui le dirige. Quelles études avez-vous faites ?Je suis de la promotion X67 et j'ai fait l'Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications comme école d'application Votre carrière montre un net penchant pour l'informatique...J'ai en fait une triple formation. Les télécoms tout d'abord par l'école d'application et mes débuts de carrière, I'informatique ensuite que j'ai appris à mieux connaître en travaillant à l'Agence pour le développement de l'informatique et en étant responsable de la branche Services et informatique de Thales pendant plus de cinq ans, les semi conducteurs enfin au sein de Thales, puis de ST Microelectromcs. A quel moment le management est il survenu dans votre parcours ?Mes premiers contacts avec le management remontent à mes débuts de carrière. J'ai en effet entamé ma vie professionnelle à la direction générale des Télécoms en 1972, au moment où nous passions du "22 à Asnières" à la téléphonie moderne. Comme le travail était très important, les jeunes ingénieurs qui arrivaient se sont vu confier de grosses responsabilités de management. Des fonctions qu'on ne donne maintenant qu'à des gens dotés d'une solide expérience. Autant dire que c'était prendre un gros risque... Et si j'ai eu la chance au final de bien réussir et d'apprendre beaucoup sur Ie terrain, ce fut après deux premières années difficiles. Par la suite, j'ai énormément appris en management de Pasquale Pistorio, le président de ST Microelectronics, dans des domaines tels que l'animation d'équipe, la délégation et la tenue des objectifs. Je n'oublierai pas non plus Alain Gomez, PDG de Thales, qui m'a permis d'approfondir mes notions de stratégie. Aujourd'hui, le management représente 90 à 100 % de mon temps. Particularité, je dois diriger au sein de la B.U. Services des entités très différentes les unes des autres. Ce qui implique un type de management qui évolue selon les activités. Pouvez-vous nous présenter cette business unit Services ?Cette entité, qui fait partie des quelque vingt business units que compte EADS, appartient à la division Defence & Civil Systems. Elle représente un chiffre d'affaires 2000 de 210 millions d'euros et compte deux activités dominantes, les services professionnels tournés vers le monde de la défense, de l'aéronautique et du spatial, et les services informatiques. Dans cette partie, évoluent quatre sociétés. La première, Matra Datavision, est une SSII spécialisée dans les services de "product life management", c'est-à-dire entre autres tout ce qui est conception et fabrication assistées par ordinateur. Dans un autre domaine, nous trouvons Matranet qui vend des firewalls en France, Matra Global Netservices qui est parmi les leaders dans l'Hexagone sur l'hébergement Internet, et Multicoms, un opérateur spécialisé dans le reroutage d'appels entre des populations d'Europe de l'Est et d'Afrique vivant dans l'Union européenne et leurs pays d'origine. Les services professionnels regroupent pour leur part la partie Test et solutions qui fabrique et vend des systèmes contrôlant toutes sortes d'équipements aéroportés, notamment sur les Airbus. Originalité, nous avons mis au point des matériels modulaires pouvant être adaptés à des équipements se trouvant également sur I'avion Rafale ou encore des plates formes type char Leclerc ou hélicoptères. Deuxième activité des services professionnels, le secteur System engineering services, dont le rôle est de délivrer aux équipements industriels une certification en matière de sécurité de fonctionnement. Nous comptons enfin développer une troisième compétence "Operations & Services", à savoir la prise en charge de domaines que les armées françaises et allemandes ont décidé d'externaliser, notamment dans la logistique et le support. Nous pourrions, par exemple, aider à opérer et maintenir le réseau de télécommunications internes des forces armées françaises, en association avec France Télécom. C'est une activité naissante mais notre objectif est de réaliser 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires d'ici à quelques années. Globalement, quelles sont vos ambitions dans les services ?Nous souhaitons tout d'abord développer au maximum nos services informatiques, ce qui pourra s'accompagner de l'ouverture du capital de certaines de nos sociétés. Autre but : nous européaniser dans les tests et la sécurité. Enfin, comme je l'ai déjà dit, nous voulons profiter du potentiel de croissance qui est décelable dans la prise en charge d'activités auparavant assurées par l'Armée. Recrutez vous ?Tout à fait. Nous recherchons des jeunes diplômés sur la plupart de nos activités de services, les ingénieurs étant parmi nos cibles favorites. Je pense à ce sujet qu'EADS est le type de société apte à susciter les passions et à attirer les jeunes talents. Nous sommes en effet ici en train de construire l'Europe au travers des trois pays créateurs que sont l'Espagne, I'Allemagne et la France. Outre le plaisir qu'il peut y avoir à évoluer dans le secteur de l'aéronautique et du spatial, nous participons à une aventure européenne qui est très attirante et, sans être trop Iyrique, une bonne chose pour nos enfants. Propos recueillis par Sébastien Thireau |
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