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BECQUEREL Henri

Physicien

Naissance : 1852[Le Croisic]
Décès : 1908[Paris]
Promotion IPC : 1875

Dès sa sortie de l'Ecole des ponts et chaussées, Becquerel se montre plus attiré par les sciences abstraites que par les sciences appliquées. Il finit d'ailleurs par abandonner sa carrière d'ingénieur pour s'adonner tout entier à la physique.

Henri BECQUEREL
Portrait de BECQUEREL © ENPC

Biographie

Entré à 19 ans à Polytechnique en 1873, il n’en sortit pas premier mais dix-huitième et se dirigea vers les Ponts et Chaussées. Ses missions dans la Meuse et dans le Calvados ne laissent pas penser que l’Ecole Polytechnique le recruta dès 1876 comme répétiteur de physique alors qu’il était encore élève ingénieur. Il se marie en 1874 avec Lucie Jamin, fille de Jules Jamin, professeur de physique de l’École Polytechnique. S’il obtînt son diplôme d’ingénieur en 1877, il préfère la recherche scientifique en tant que physicien, comme ses aïeuls. Dès lors, sa préoccupation sera la constitution de la matière et la façon dont cette constitution réagit sur les propriétés magnétiques et optiques des corps. Ses premiers travaux sont relatifs à l’optique, puis il s’oriente à partir de 1875 avec son père Edmond Becquerel vers la recherche sur la polarisation rotatoire magnétique et en publie les lois en 1875 et 1876 dans les Comptes-rendus de l’Académie des Sciences.

Il travaille ensuite sur les spectres d'émission des vapeurs métalliques incandescentes, sur la fluorescence et les radiations infrarouges, mais son domaine de prédilection reste l'électricité. Outre sa thèse de doctorat, portant sur des Recherches sur l'absorption de la lumière par les cristaux (1888), il publie plusieurs mémoires relatifs au sujet, ainsi qu'un volume à part, intitulé Electro-Chimie (1887).

Il succéde à son père à la chaire de Physique du Muséum National d'Histoire Naturelle en 1892 et devint Professeur de Physique à l'École Polytechnique en 1895. Il orienta alors ses travaux vers l'étude des phénomènes de luminescence. Grâce aux travaux de Röntgen sur les rayons cathodiques, il met en évidence en 1896 la « radio-activité » de l’uranium (terme inventé par Marie Curie pour désigner l'émission de rayonnements analogues à ceux de l'uranium) en travaillant sur la fluorescence des sels d’uranium. Il cherchait à déterminer si ce phénomène était de même nature que les rayons X. C’est en étudiant une plaque photographique mise en contact avec le matériau qu’il s’aperçoit qu’elle est impressionnée même si le matériau n’a pas été soumis à la lumière du soleil, il en conclut que le matériau émet son propre rayonnement (connu sous le nom de rayons de Becquerel) sans nécessiter une excitation par de la lumière. Ces travaux lui valent la Médaille Rumford en 1900. En 1903, Henri Becquerel reçoit le prix Nobel de physique « in recognition of the extraordinary services he has rendered by his discovery of spontaneous radioactivity » qu’il partagea avec Pierre et Marie Curie pour leur découverte du polonium et du radium.

Réalisations

  • 1896, En 1896, Henri Becquerel découvrit la radioactivité spontanée.
  • 1975, En 1975, le Système International des Poids et Mesures décida d’adopter le becquerel (symbole : Bq) pour l'activité d'un radionucléide et correspond à une désintégration par seconde. Elle est homogène à s-1, l'inverse de la seconde. L'activité d'une substance est définie comme le nombre de désintégrations radioactives par seconde au sein d'une certaine quantité de matière.

Distinctions

  • 1908, Médaille Rumford
  • 1903, Lauréat du Prix Nobel de Physique

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