Naissance : 1789[Paris]
Décès : 1857[Sceaux]
Promotion IPC : 1810
Ce mathématicien réputé resta 8 huit ans en exil pour défendre ses idées
Ce mathématicien réputé est un littéraire au départ... puis il se tourne vers les sciences pour préparer l'entrée à Polytechnique et ensuite aux Ponts où il est admis premier en 1807. En 1808 il est envoyé en mission sur le chantier du canal de l’Ourcq. A sa sortie de l’Ecole, Cauchy est envoyé à Cherbourg, au service de la Marine où il travaille à la construction du Port Napoléon. Toutefois, il va se consacrer essentiellement à ses recherches mathématiques : il rédige des mémoires très remarqués sur les polygones et les polyèdres, le calcul des substitutions et la théorie des groupes. Il revient à Paris en 1813 sur le chantier du canal de l’Ourcq avec l’aide de Prony. Espérant être élu à l'Académie des Sciences, il multiplie les publications (sur les intégrales définies et sur la théorie des ondes) et en 1815, il démontre l'un des deux théorèmes de Fermat sur les nombres polygonaux. Cette même année, il entre comme professeur suppléant à Poinsot en analyse à l’Ecole Polytechnique, puis devient titulaire en 1816 en analyse et mécanique. Il est également nommé membre de l'Institut en 1816 (par une ordonnance royale qui exclut pour des raisons politiques Lazare Carnot et Gaspard Monge). Sa fidélité monarchiste a été payante... Il entre aussi en 1817 comme professeur de physique mathématique au Collège de France en remplacement de Biot. Publiant son cours d’analyse algébrique en 1821, Cauchy s’oriente de plus en plus vers la mécanique des milieux continus et la théorie de l’élasticité, sans oublier la théorie de la lumière.
Mais, à la révolution de 1830, Cauchy refuse de prêter serment à Louis-Philippe et s'exile en Suisse puis en Italie et enfin à Prague : il perd ses titres de professeur à Polytechnique, à la faculté des sciences, et d'ingénieur des ponts et chaussées. D’abord sous la protection du Roi Charles-Albert, à Turin, il devient membre de l’Académie des Sciences de Turin et travaille sur le développement des fonctions d’une variable complexe et le calcul des limites (dit « Théorème de Turin »). Puis de 1833 à 1838 à Prague, il devient le précepteur du Duc de Bordeaux qui l’anoblit en lui conférant le titre de baron. Revenu à Paris, il retrouve les rangs de l’Académie des Sciences et s’attache à publier presque chaque semaine une note ou un mémoire dans les Comptes-rendus hebdomadaires de l’Académie. Elu en 1839 au Bureau des Longitudes, après la mort de Prony, il n’y siègera pas car il n’avait toujours pas fait allégeance à Louis-Philippe. En 1843, pour des raisons similaires et politiques, il ne put accéder à la chaire de mathématiques du Collège de France. Et ce n’est qu’en 1849 qu’il retrouve l’enseignement supérieur à travers la chaire de mécanique céleste à la Faculté des Sciences de Paris. C’est ici que Cauchy put présenter sa théorie des fonctions, ainsi que sa théorie des équivalences algébriques ou sa théorie des imaginaires. Tout en se consacrant à l’analyse algébrique, Cauchy n’oublia pas ses convictions politiques et fut à l’origine de la création de l’Institut Catholique en 1839 et aux Ecoles d’Orient en 1856.
Son oeuvre scientifique est considérable : plus de 800 articles sur les sujets mathématiques et physiques les plus variés. Il a été un fondateur, bouleversant certaines parties de la physique mathématique. Il est à l'origine de l'analyse moderne : on lui doit notamment la théorie des équations différentielles et la théorie mécanique de l'élasticité.