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GAY-LUSSAC Joseph-Louis

Chimiste

Naissance : 1778[Saint-Léonard]
Décès : 1850[Paris]
Promotion IPC : 0

 

Le célèbre physicien et chimiste entre à l'Ecole des ponts après sa sortie de Polytechnique en 1797 et y gagne l'amitié de Claude Berthollet alors à l'apogée de sa renommée de chimiste, qui lui permet de faire fonctionner un petit établissement industriel à Arcueil pour le blanchiment des toiles par un procédé nouveau : l'utilisation du chlore.

Portrait de Gay-Lussac
Portrait de GAY-LUSSAC © ENPC

Biographie

 

Après cette expérience, Gay-Lussac est nommé répétiteur pour la chimie à l'Ecole polytechnique en 1802. Il entame des recherches sur la dilatation des gaz et des vapeurs et énonce la même année la loi sur le coefficient thermique ou "égale dilatation des gaz et des vapeurs". Il réalise, en association avec Biot, deux ascensions en ballon, dépassant 7000 m (record d'altitude pendant 40 ans), pour étudier le magnétisme terrestre.

Le résultat de ses recherches a été présenté à l'Académie des Sciences en 1804 : il y montre en particulier que l'oxygène et l'hydrogène considérés en volumes, s'unissent pour former l'eau dans la proportion de 100 d'oxygène pour 200 d'hydrogène (ou loi volumétrique des combinaisons gazeuses, dite loi Gay-Lussac). Il établit des lois sur "la combinaison des substances gazeuses entre elles" qui sont le fondement de la théorie atomique. Il multiplie, en particulier avec son collaborateur et ami Louis-Jacques Thénard, les recherches sur des substances comme le potassium, le sodium, la potasse, la soude, la production du bore, les composés de l'iode, l'acide hyposulfurique, le silicium, le chlore.

 

Il présente également des travaux très avancés sur le bleu de Prusse, le cyanogène et l'acide cyanhydrique et met au point nombre d'instruments de mesure. Mais Gay Lussac n'est pas seulement un chimiste de premier ordre, il est aussi un physicien émérite. Il occupera en même temps les chaires de physique à la Sorbonne et de chimie générale au Muséum d'histoire naturelle.

En 1816, il invente le baromètre portatif à siphon, puis en 1817 le chloromètre et l’alcalimètre. Enfin son procédé d’analyse des monnaies d’argent est adopté par la Monnaie de Paris depuis 1823.

Il devient député de sa ville natale, Saint-Léonard de Noblat (Haute-Vienne), et comme Berthollet son maître, est élevé au rang de pair de France.