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PERDONNET Auguste

Ingénieur

Naissance : 1801[Paris]
Décès : 1867[Cannes]
Promotion IPC : 1821

Perdonnet est certainement une personnalité sortant de l'ordinaire, en même temps qu'un des pionniers des chemins de fer.


Portrait de PERDONNET © ENPC

Biographie

Admis à l'École polytechnique en 1821, il en est renvoyé en 1822 pour des motifs politiques. Il poursuit alors ses études à l'École des Mines et
effectue des voyages d'étude en Allemagne et en Angleterre pour s'informer de tout ce qui concerne les chemins de fer. Il publie, dès 1823, un mémoire
sur les chemins à ornières, le premier ouvrage français sur les voies ferrées.
Il intègre ensuite l'équipe d'ingénieurs travaillant sur le projet et la construction du chemin de fer de Paris (gare Saint-Lazare) à Saint-Germain-en-Laye.
En 1830, il obtient sa réintégration dans le corps des Ponts et Chaussées. C'est à la même époque qu'est fondée l'École centrale des arts et manufactures, destinée à former des ingénieurs civils dans quatre branches : les mécaniciens, les constructeurs, les chimistes et les métallurgistes. Il y ouvre le premier cours fait en France sur la construction et le matériel des chemins de fer.
En même temps, il fonde et anime l'Association polytechnique, destinée à répandre l'instruction dans les classes populaires.
Il devient par ailleurs directeur du matériel du chemin de fer de Paris à Versailles par la rive gauche et publie, avec Polonceau, de 1840 à 1842,   le
Portefeuille de l'ingénieur sur les chemins de fer, puis, en 1854, le Traité élémentaire des chemins de fer, dont le titre aurait pu être plutôt « fondamental » qu'« élémentaire », suivi quatre ans plus tard d'une nouvelle édition davantage illustrée et assortie de nombreuses considérations économiques.
Son activité le conduit à devenir administrateur des chemins de fer de l'Est de la France et de l'Ouest de la Suisse, président de la Société des ingénieurs civils de France, directeur de l'École centrale en 1862 …
Mais il accueille toujours les jeunes savants et ingénieurs avec la plus grande bienveillance en patronnant toutes les idées nouvelles pouvant être
utiles.
Son nom fut donné dès 1868 par la ville de Paris à une rue du Xe arrondissement, et figure parmi les soixante-douze savants du XIXe siècle inscrits sur la grande frise extérieure du premier étage de la tour Eiffel.