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PICARD Alfred

Ministre

Naissance : 1844[Strasbourg]
Décès : 1913[Paris]
Promotion IPC : 1862

 

Administrateur, organisateur des expositions universelles de 1889 et 1900, ministre la Marine et vice-président du Conseil d’Etat

Portrait de Picard - ENPC
Portrait de PICARD © ENPC

Biographie

 

Il entre à l'École polytechnique en 1862 puis à l'École des Ponts et Chaussées. A sa sortie il est chargé d’une mission en Orient puis au canal de Suez. Il participe ensuite à la fin de la construction du canal des houillères de la Sarre qui relie Gondrexange à Sarreguemines. En 1870, il est commandant du génie à Verdun où il édifia des casernes-baraquements

De 1872 à 1879, il est appelé aux fonctions du contrôle de l'exploitation des Chemins de fer de l'Est et du canal de la Marne au Rhin. Appelé comme chef de cabinet et directeur du personnel en 1880 par Henry Varroy, ingénieur des Ponts nommé ministre des Travaux publics, il prend peu après la direction des routes, de la navigation et des mines, puis celle des chemins de fer en 1882. Nommé cette même année conseiller d'État, il préside enfin, à partir de 1886, la section des travaux publics, de l'agriculture, du commerce et de l'industrie du Conseil d'État jusqu'en 1912. Grand serviteur de l'État, ministre de la Marine en 1908, vice-président du Conseil d'État en 1912, président de très nombreuses commissions techniques comme celle chargée d'étudier les questions d'organisation du réseau ferroviaire de l'État après le rachat du réseau de l'Ouest ou celle des inondations en 1910, Alfred Picard se distingue aussi par ses nombreux écrits. Son étude historique  Les chemins de fer français  (1887) en quatre volumes ont constitué des informations historiques ou administratives majeures et inégalées. Sa pensée encyclopédique lui vaut d'être choisi comme rapporteur général de l'Exposition de 1889 et auteur du Rapport général en dix volumes puis comme commissaire général de l'Exposition de 1900 dont il rédige une monumentale rétrospective technologique, Le Bilan d'un siècle en six volumes. L’Académie des sciences l’accueillit comme membre libre à partir de 1902. Seule l'usure causée par un surmenage excessif eut raison de lui.