Naissance : 1854[Besançon]
Décès : 1919[Paris]
Promotion IPC : 1883
Sous le pont Mirabeau coule la Seine / Et nos amours / Faut-il qu'il m'en souvienne / La joie venait toujours après la peine (…)
(Guillaume Apollinaire, 1913)
Jean Résal est sans doute le plus grand concepteur de ponts métalliques de la fin du XIXe siècle, comme Séjourné pour les ponts en maçonnerie, avec ces différences que la construction métallique est toujours une technique très vivante aujourd'hui et que les réalisations les plus célèbres de Résal se trouvent à Paris sur la Seine, vues et appréciées par tous les visiteurs du monde (pont Mirabeau et pont Alexandre III)
Fils d'un inspecteur général des Mines savant lui-même et professeur de mécanique à l'Ecole polytechnique, il est un brillant élève. Il est affecté à Nantes à la sortie de l'école en 1878 et il y réalise tout de suite un important ouvrage ferroviaire comportant 6 arches de 60 mètre surbaissées en fer laminé. Après cet ouvrage, détruit lors de la dernière guerre et remplacé par un viaduc en béton, il construit aussi à Nantes un remarquable pont routier sur l'Erdre, toujours en service, le pont de Barbin, appelé aussi pont de la Motte rouge.
Nommé à Paris en 1892, au service de la navigation, avec la charge des ponts de Paris, comme ingénieur en chef, il répare efficacement des ouvrages existants, comme le pont d'Arcole puis réalise ses deux chefs d'oeuvre: le pont Mirabeau en 1896 et le pont Alexandre III pour l'Exposition universelle de 1900. En 1893, il prend la charge du cours de ponts à l'Ecole des ponts et chaussées jusqu’en 1902 cumulant à partir de 1895 le cours de mécanique appliquée jusqu’en 1913, et enfin celui de ponts métallique et résistance des matériaux de 1902 à 1919. Il reçoit le prix Rouville en 1911. En 1906, il assume la charge président de la commission du béton armé.
Une rue du 13ème arrondissement de Paris porte son nom.