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NAVIER Claude-Louis-Marie-Henri

ingénieur et scientifique

Naissance : 1785[Dijon]
Décès : 1836[Paris]
Promotion IPC : 1807

Orphelin à l'âge de 9 ans, Navier est adopté par son oncle, le célèbre ingénieur Gauthey qui prend soin de son éducation.

Buste de Navier - ENPC
Portrait de NAVIER © ENPC

Biographie

 

A la sortie de l’Ecole des Ponts, comme ingénieur ordinaire, Navier commence à travailler au service de la Seine en 1808 où il construit à partir de 1810 les pont en charpente de Choisy, la Passerelle de la Cité à Paris, le pont d’Asnières et le pont d’Argenteuil. Navier est également sollicité par le comté Molé, directeur général des ponts et chaussées, pour aller à Rome reconstruire le pont Sublicius et préserver la ville des inondations. Toutefois, ces projets restèrent dans les archives avec la fin de l’Empire français en Italie vers 1813. Son oncle, Emiland Gauthey, ayant laissé des traités incomplets sur les canaux et les ponts, Navier décide les publier à partir de 1809. Toutefois, c’est réellement à son retour d’Italie qu’il réussit cette tâche. Il enchaîne aussi avec la réimpression des œuvres de Bélidor et travaille également à une version critique de l’Architecture Hydraulique de cet auteur qui sera publiée en 1819. C’est par les missions qu’il effectue en Angleterre entre 1821 et 1823, sur l'état des chaussées empierrées, les chemins de fer et leur législation, le mouvement des wagons dans les courbes, l'emploi des locomotives et l'influence de la pente, ainsi que sur les ponts suspendus au sujet desquels il écrit son mémoire en 1824, que son existence va changer. Il retient d’ailleurs ce système pour construire le pont des Invalides qui donne sur les Champs-Élysées. Ce pont, formé d’une seule arche de 155 mètres d’ouverture reposant sur 4 colonnes égyptiennes, ne fut jamais utilisé malgré l’effet monumental de l’ingénieux système de suspension, car une rupture inopinée d’une conduite d’eaux inonda les fouilles non comblées et s’infiltra dans les remblais. Malgré la défense véhémente du projet par Prony qui proposa de renforcer la résistance des contreforts, rien ne put arrêter le cours des choses, et le 7 septembre 1826 le conseil municipal de Paris ordonna la destruction de l’ouvrage. Navier ne se remit jamais de cette épreuve. Nommé dès 1820 professeur adjoint de mécanique appliquée à l’Ecole des Ponts et Chaussées, il est titularisé en 1830. Il prendra aussi le poste de professeur d'analyse et de mécanique laissé vacant à Polytechnique par la démission de Cauchy. Dès 1824, l'Académie des sciences l'accueille dans sa section mécanique, en remplacement de Bréguet. Il est chargé des études relatives ay chemin de fer de Paris à Strasbourg à partir de 1833 pour lesquelles il rédige plusieurs rapports. On lui doit surtout plusieurs mémoires sur l'équilibre des corps solides élastiques, l'action mécanique des combustibles, le mouvement des fluides et l'écoulement des liquides dans les tuyaux. En 1836, il meurt prématurément à 51 ans.

Réalisations

  • 1821,

    théorie générale de l'élasticité

  • 1833,

    les équations de Navier-Stokes, équations centrales de la mécanique des fluides.

Distinctions

  • Officier de la Légion d'Honneur (1831)